Résultats du premier Baromètre de l’immobilier responsable

C’est un baromètre d’un nouveau genre que l’OID, l’Observatoire de l’immobilier durable, vient de publier à l’occasion du salon de l’immobilier d’entreprise (Simi). Réalisée en partenariat avec l’Association française des sociétés de placement immobilière (ASPIM) et l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), l’enquête vise à évaluer les démarches environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) des acteurs de l’immobilier d’investissement.

Pour y parvenir, l’OID a adopté une approche innovante, tenant compte à la fois des actifs immobiliers en portefeuille et du comportement plus ou moins responsable de l’équipe en charge de l’investissement ou de la gestion du bien. Au total, 18 enjeux ESG ont été étudiés, parmi lesquels l’énergie, l’eau, la mobilité, la sécurité des occupants, l’accessibilité, le confort, l’éthique des affaires ou encore les achats responsables. Les informations ont été collectées pour 3 grandes catégories d’acteurs : les sociétés cotées (SIIC), les fonds non cotés (SCPI, OPCI grand public, OPCI professionnels) et les investisseurs institutionnels (assurances, mutuelles, etc.), soit 56 % du secteur de l’immobilier d’investissement, note l’étude.

Parmi les principaux enseignements du baromètre, les enjeux énergétiques sont les mieux suivis et valorisés par les différents acteurs. 96 % des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) ont publié un indicateur de performance énergétique, 76 % des investisseurs institutionnels ont communiqué un indicateur de suivi de l’impact carbone et un fonds non coté sur 2 mentionne un indicateur de suivi énergétique. À l’inverse, les enjeux sociaux figurent comme les moins bien suivis. Seuls 32 % des investisseurs institutionnels ont communiqué un indicateur de suivi de la santé et sécurité des occupants et moins de 30 % des fonds non cotés mentionnent un indicateur de confort et bien-être des salariés. Les enjeux liés à la mobilité ressortent également comme le parent pauvre de l’engagement ESG du secteur. Moins du quart des fonds non cotés mentionnent un indicateur dans ce domaine.

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Source : Les Echos