Les investissements dans l’éolien continuent à progresser en Europe

Cela reste faible, mais la progression continue. Les investissements européens dans l’éolien ont encore augmenté en 2017, selon le bilan annuel de Wind Europe.

Concrètement, 51 milliards d’euros ont été dépensés dans cette énergie renouvelable, qui représente 10,4 % de la production d’électricité des 28 pays d’Europe, avec de très grandes disparités nationales.

Il s’agit d’une augmentation de 9 % par rapport à l’année 2016, souligne l’étude. Ce chiffre est en constante augmentation depuis 2012, lorsqu’il avait atteint son plus bas (20,5 milliards d’euros) de la décennie.

Des invesstissements plus efficaces

Un peu moins de la moitié de ces investissements ont servi à la construction de nouveaux parcs éoliens, offshore et onshore, soit 22,3 milliards d’euros. Ce chiffre affiche une franche baisse de 19 % par rapport à l’année dernière.

Cependant, cette baisse cache en réalité une meilleure efficacité de ces nouveaux parcs, ces investissements donnant lieu à une production d’électricité plus importante qu’en 2016.

Ainsi, en 2016, les 27,5 milliards d’euros investis dans les nouveaux parcs éoliens permettent une productibilité de 10,3 Gigawatts. Contre 11,5 GW pour les 22,3 milliards d’euros engagés en 2017.

Le retard français

L’étude de Wind Europe montre par ailleurs une très forte disparité entre l’ensemble des pays de l’Union européenne. A eux seuls, l’Allemagne et le Royaume-Uni représentent plus de la moitié (52 %) du total des investissements réalisés pour construire de nouveaux parcs, avec respectivement 6,7 et 5 milliards d’euros investis.

Ces deux pays font déjà figure de leader en termes de production avec 104.000 GW produits en 2017 via l’éolien pour l’Allemagne et 45.000 pour l’Angleterre (soit 15,3 % et 12,1 % de l’électricité de ces deux pays).

La France accuse pour sa part un certain retard. Bien qu’elle se place au quatrième rang des pays producteurs, la part de l’éolien dans son assiette énergétique ne représente qu’un peu plus de 4 %.

 

GABRIEL NEDELEC

Source : Les Echos