Mégaprojet de serre tropicale à Berck-sur-Mer

Près de 8.000 papillons en liberté, des perroquets, toucans et autres colibris, des caïmans et quelques tortues mais aussi poissons et reptiles, autant d’espèces qu’abritera Tropicalia, la plus grande serre tropicale au monde qui doit ouvrir en 2021, non loin de Berck-sur-Mer, à Rang-du-Fliers. Construite sous un dôme haut de 35 mètres, elle offrira à ses occupants une température de 26 à 28 degrés.

L’ambition de Cédric Guérin, vétérinaire de profession à l’initiative du projet, est de recréer une forêt tropicale. Installé à Montreuil-sur-Mer, ce spécialiste des nouveaux animaux de compagnie a gardé de son enfance en Afrique équatoriale et en Guyane la passion des oiseaux et papillons de ces régions.

Terrains réservés

Rêve idéaliste ? Le projet dessiné par le cabinet d’architectes Coldefy & Associés est chiffré à 50 millions d’euros (42 pour le dôme et le bâtiment et 8 millions pour l’aménagement intérieur). La société porteuse, Opale Tropical Concept, a levé les 2 millions d’euros nécessaires à l’obtention du permis de construire (salaires, études, autorisations…). Les 15 hectares ont été réservés via un accord signé avec l’aménageur avant leur acquisition après conclusion avec le pool bancaire. Outre un emprunt, il est prévu d’émettre une obligation via une banque londonienne.

L’ambition était de démarrer les travaux au premier trimestre 2018 et d’attirer 500.000 visiteurs dès la première année. Outre une forêt tropicale – avec caféiers, manguiers, cacaotiers, bananiers – Tropicalia devrait proposer une plage pour raies et tortues, des bassins tactiles, un circuit pédestre de découverte botanique de plus d’un kilomètre passant sous une cascade de 25 mètres. Avec en équipements annexes : boutique, bar et restaurant, mais aussi des salles de conférences, un auditorium et un espace scientifique.

Cuves enterrées 

Le dôme, constitué de plusieurs épaisseurs dont une en ETFE (éthylène tétrafluoroéthylène), produira sa propre énergie. Grâce à une technique de Dalkia, via un échangeur thermique, cette énergie chauffera l’air, l’eau des bassins, mais aussi une réserve accumulée dans des cuves enterrées. , explique Cédric Guérin.

 

NICOLE BUYSE

Source : Les Echos