La Banque mondiale vise 3 milliards de dollars de “water bonds”

La Banque mondiale vise 3 milliards de dollars de “water bonds”

On connaissait les “green bonds”, des obligations vertes destinées à financer des initiatives de lutte contre le réchauffement climatique. Voici maintenant les “blue bonds”, qui sont destinés à appuyer des actions en faveur de l’eau.

Une première levée en couronnes suédoises

Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau, qui se tenait fin août à Stockholm, la Banque mondiale a annoncé le lancement d’une série d’émissions obligataires afin a affirmé Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale. L’institution internationale a fixé un objectif de 3 milliards de dollars à ce programme qui répond aux objectifs de développement durable adopté en 2015 par l’Organisation des Nations unies.

Dans la foulée de cette annonce, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, filiale de la Banque mondiale, a procédé à une première opération. Cette émission inaugurale a porté sur un montant de 1 milliard de couronnes suédoises (95 millions d’euros). L’offre a été principalement souscrite par des investisseurs institutionnels suédois. Les titres ont une maturité de 7 ans, et offrent un coupon de 0,625 %.

Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale s’intéresse aux obligations en faveur de l’eau. Il y a un peu moins d’un an, elle avait garanti l’émission du tout premier “blue bond” de 20 millions de dollars réalisé par les Seychelles. Il s’agissait de financer un programme de développement d’une activité de pêche durable pour l’archipel de l’océan indien.

Mais l’opération de la semaine dernière est bien plus symbolique. Par le montant du programme, tout d’abord. Mais aussi parce que la Banque mondiale émet les titres pour son compte. Elle confirme ainsi son rôle de pionnière en matière de finance environnementale. Elle a levé, en 2008, l’un des premiers green bonds, donnant un coup d’envoi à ce marché qui, depuis, a crû très rapidement, même s’il demeure encore modeste au regard des volumes obligataires mondiaux.

Source : Les Echos