Agriculture du Vivant : une révolution réaliste pour notre modèle agricole

 

Virginie Bernois
Directrice Conseil, GreenFlex 

 

 

 

Philippe Droin,
Directeur conseil agriculture, pêche & alimentation durables, GreenFlex

 

 

 

En préambule du Salon International de l’Agriculture, ont eu lieu les premières Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant, fin février dernier. GreenFlex soutenait l’événement et revient sur ces cinq jours, qui ont posé les bases d’une démarche prometteuse et embarquant tous les maillons de la filière pour révolutionner le modèle agricole.

Pratiques agroécologiques : des solutions reconnues

Les Rencontres Internationales de l’Agriculture du Vivant, organisées par Ver de Terre production et le mouvement Pour une Agriculture du Vivant, ne se sont pas arrêtées au constat d’échec du modèle de l’agriculture conventionnelle. Elles ont avant tout permis aux participants de reconnaître ensemble la vie du sol et les pratiques agroécologiques comme une réponse sérieuse aux défis du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité et d’une meilleure alimentation.

Partant de trois principes simples que sont « couvrir le sol en permanence », « nourrir le sol en matière organique » et « réintégrer l’arbre dans le système agricole », l’ensemble des pratiques de l’agroécologie dispose dorénavant d’un socle commun ayant fait ses preuves, et largement partagé pendant ces rencontres. Nous avons là une solution viable, capable de contredire ceux qui pensent que seule l’agriculture intensive peut nourrir une population en qualité et en quantité.

Un renouveau agricole réunissant toute la filière

Participants et intervenants venaient du monde entier et mêlaient tous les acteurs du secteur : chercheurs, agronomes, industriels agroalimentaires, distributeurs… et près de deux tiers d’agriculteurs, représentatifs de toutes les filières. Encore une poignée il y a quelques années, ils rejoignent de plus en plus le mouvement, car au-delà de préserver la terre et ses fruits, ce sont eux que ces pratiques respectent davantage.

La présence massive des producteurs peut être saluée dans la mesure où elle témoigne du concret des solutions apportées et d’une démarche constructive, qui intègre tous les maillons du champ à l’assiette, au lieu de verser dans l’agri-bashing. Du côté des acteurs de la transformation et de la distribution, on sent bien une volonté de faire évoluer les produits et l’approvisionnement amont dans ce sens. C’est par exemple le cas de Danone, qui travaille avec l’association Pour une Agriculture du Vivant afin de soutenir “l’agriculture régénératrice”.

Chez GreenFlex, nous sommes persuadés que la transition agricole est agroécologique et le restera. C’est d’ailleurs dans cette direction que nous aiguillons nos clients au quotidien. La révolution vers une agriculture écologiquement intensive est en route.