Si les industriels nourrissent un intérêt certain pour les benchmarks en général, ils sont encore peu nombreux à les mettre en œuvre sur le secteur de l’énergie. La nature et la méthodologie de benchmarking de l'efficacité énergétique varient largement selon l’objectif recherché. GreenFlex se penche aujourd’hui sur ce modèle encore méconnu mais au fort potentiel.

Deux grands types de benchmark

Le benchmark interne ou externe

Réalisé en interne, le benchmark de consommation énergétique compare plusieurs sites ou lignes de production. A partir d’un ou plusieurs indices de référence, il permet au groupe étudié d’identifier les sites sur lesquels des actions éventuelles peuvent être menées. Des actions et investissements futurs se dessinent conduisant ainsi, à une certaine homogénéisation des niveaux de maturité. Le benchmark interne a pour autre intérêt de partager l’information, le savoir-faire et le retour d’expérience des projets réalisés.

Quant au benchmark externe, il permet de se mesurer aux autres sites et entreprises d’un même secteur, et ainsi de s’évaluer par rapport à la concurrence.

Le benchmark quantitatif ou qualitatif

Les indicateurs retenus pour réaliser le benchmark peuvent être quantitatifs, comme le kWh par tonne de produit par exemple, ou qualitatifs. Dans ce dernier cas, il a pour intérêt de comparer des sites aux activités très différentes.

Par exemple, dans le cadre du benchmark énergétique du secteur agroalimentaire réalisé chaque année, GreenFlex évalue le niveau de maturité de plusieurs de ses acteurs (notamment dans le secteur agroalimentaire et autres industries comme la chimie) sur les achats, les investissements ou encore sur l’optimisation technologique.

Un triple objectif à viser

1. Comparer

En comparant les performances, le benchmark énergétique identifie les écarts de consommation et met en avant les meilleures pratiques. Il permet ainsi aux entreprises de détecter leurs sites les moins matures et de prendre les mesures d’amélioration afin de rattraper les best performers

2. Evaluer

Réalisé dans la durée, le benchmark peut aussi avoir un rôle de suivi de performance énergétique. Il permet alors d’évaluer les plans d’actions mis en œuvre sur un site, par rapport à un autre site ou un concurrent.

3. Inciter

Le benchmark de consommation énergétique est enfin un excellent moyen de sensibiliser les dirigeants sur les sujets relatifs à l’énergie et de déclencher des actions d’amélioration.

Réaliser un benchmark

Définir le périmètre

Afin d’éviter des erreurs d’interprétation des résultats du benchmark mené, la définition précise de son périmètre en amont est essentielle. Activités détaillées, usages spécifiques et actifs précis du site sont autant de paramètres à prendre en compte dès le départ pour comprendre si les écarts qui peuvent être observés entre les indicateurs sont normaux.

Créer des indices de référence

La création d’indices de référence, qui doit refléter l’importance de tous les facteurs d’influence de la consommation, est la partie la plus complexe du benchmark. Ces indicateurs permettront de comparer des données comparables et de vérifier la légitimité des différences de performance entre les sites sous réserve d’une collecte efficace des données en amont.

Bien choisir son cabinet de conseil

Bien que l’intérêt de réaliser un benchmark de sa consommation énergétique soit multiple et indéniable, les entreprises sont encore peu nombreuses à recourir à ce modèle. L’exercice, souvent chronophage, requiert en effet une grande disponibilité et une vision globale du responsable énergie. Il nécessite également de disposer d’une forte expertise en traitement et en analyse de données, indispensable pour détecter les axes de progrès.

Société spécialisée en transition environnementale, énergétique et sociétale, GreenFlex apporte aux entreprises ces solutions techniques, en plus d’une garantie d’anonymat et de confidentialité.

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