Ou comment obtenir des interactions créatrices de valeur.

Freeman, auteur de la théorie des parties prenantes (PP), définit ces dernières comme des organisations ou des personnes qui interagissent avec l’entreprise, affectent ces actions ou peuvent elles-mêmes, être affectées par leurs décisions et stratégies.

Les parties prenantes sont au cœur de l’ISO 26 000, elles sont également centrales sur les aspects du devoir de vigilance, cadre réglementaire qui fixe la responsabilité des organisations.

Si la majorité des parties prenantes ont avec les entreprises une relation établie (contractuelle, salariée, commerciale, actionnariale, etc.), c’est encore cependant rarement le cas pour les ONG dont l’influence sur les pratiques sociales et environnementales des organisations est pourtant clef. Chez GreenFlex, nous plaçons les discussions avec les parties prenantes au centre de nos méthodologies et de la définition de nos solutions et sommes convaincus de l’importance de ces échanges pour les entreprises.

L’intérêt des parties prenantes à mieux dialoguer avec l’entreprise se situe à 3 niveaux

·         Renforcer leur influence

Chacune des parties prenantes (PP) de l’entreprise tente logiquement d’exercer une influence dans le sens de ses intérêts. Le dialogue organisé avec l’entreprise avec bien sûr comme base de discussion les problématiques RSE, permet de faire valoir de façon parfois innovante ou tout au moins plus efficace les intérêts de certaines PP :

-          Atteindre un niveau de décision plus stratégique dans l’entreprise

-          Dégager de nouvelles pistes de collaboration

-          Faire état de désaccords éventuels et bâtir des solutions en s’appuyant sur l’intervention d’autres parties prenantes

·         Faire progresser les pratiques de RSE des entreprises

Les débats et dialogues entre les parties prenantes permettent en effet de mieux anticiper les désaccords et de gérer les éventuels conflits. Ils permettent par ailleurs une prise de conscience de la part des dirigeants des nouvelles attentes et de les intégrer dans leurs stratégies d’entreprise pour renforcer les démarches RSE.

·         Innover

Toutes les parties prenantes et notamment les ONG sont de possible sources d’innovation : elles rendent également possible la mise en œuvre de solutions d’innovation que l’entreprise n’aurait pas identifiées sans elles. Détecter ce potentiel en interagissant mieux avec elles permet à l’entreprise d’établir de nouveaux types de relation :

-          Collaboration tout au long de la chaîne de valeur pour en améliorer les impacts environnementaux et sociaux (Ainsi, le Fonds Danone pour l’Ecosystème repose sur un partenariat engagé avec des ONG pour créer de l’emploi et renforcer les écosystèmes locaux)

-          Association pour faire du lobbying auprès des pouvoirs publics

-          Anticipation de controverses et de réglementations potentiellement contraignantes pour une meilleure compréhension des attentes autour de l’implantation d’un projet dans un territoire par exemple

Le cas particulier des ONG

Parmi les multiples parties prenantes, les ONG sont des acteurs à part entière, qui n’ont ni vocation économique, ni contrat avec l’entreprise. Leurs intérêts sont divers, et non exclusivement financiers, et les interactions avec l’entreprise s’avèrent largement bénéfiques. Les ONG peuvent en effet rechercher à influencer, à interpeler les dirigeants sur un sujet spécifique, un problème donné. Il peut également être question d’un partage d’expertise entre l’organisation et l’entreprise, en vue de création de valeur sociale, sociétale ou environnementale.

Mais les entreprises et les ONG peuvent aussi s’accorder à promouvoir des pratiques plus responsables, afin d’améliorer les conditions de travail, réduire les impacts environnementaux ou encore protéger certaines ressources. Le moratoire sur le soja amazonien, renouvelé indéfiniment l’an dernier, a été mis en œuvre par des multinationales comme Danone ou Lactalis afin d’interdire l’achat, la commercialisation et le financement du soja issu du biome amazonien sur des zones en déforestation.

Dans tous les cas, c’est bien la collaboration entre les entreprises et toutes leurs parties prenantes qui permet de concilier les intérêts de tous les acteurs et c’est dans cette perspective de création de valeur que les équipes de GreenFlex œuvre depuis plus de 10 ans en mettant à disposition de ses clients, des expertises poussées et reconnues sur l’identification, le dialogue et la gestion des relations avec les parties prenantes.