Par Christian Zolesi, Directeur Conseil, GreenFlex

Les produits de consommation non alimentaires : un marché en pleine croissance à sécuriser

Avec 3 000 milliards d’euros, le business des produits de consommation représente un poids lourd de l’économie européenne (25 % du PIB de l’Union Européenne). Portés par l’explosion du e-commerce, d’innombrables produits (parfois jusqu’à 1 million de références sur certains sites de e-commerce en bricolage), souvent importés de pays tiers, se retrouvent à disposition des 500 millions de consommateurs européens.

La Commission européenne confirme également par les chiffres, le résultat alarmant du non-respect permanent des règles de sécurité des produits : par exemple 1 jouet contrôlé sur 3 ou 1 produit électronique sur 2, sont jugés non conformes ou dangereux par les autorités ! Et chaque année, près de 2 500 produits présentant des risques graves pour la santé ou l’environnement sont notifiés via le système d’information rapide européen (Rapex) et font l’objet de rappels.

Si cet essor du e-commerce place ainsi les entreprises face à une concurrence déloyale créée par celles qui ne respectent pas les règles, ce phénomène positionne aussi le consommateur dans une insécurité permanente.

Ainsi, au moment où la faiblesse des moyens alloués à la DGCCRF en France est dénoncée dans l’affaire Lactalis, l’UE veut renforcer la surveillance de la sécurité des produits et des opérateurs, dans sa récente proposition de Paquet "Produit*". 

Renforcer la surveillance du marché pour des produits de consommation plus sûrs dans toute l’UE

Les entreprises défaillantes n’auront qu’à bien se tenir.

Voici quelques mesures phares parmi l’ensemble des propositions détaillées dans ce nouveau Paquet "Produit"

-          Désignation d’une personne responsable des informations de sécurité des produits obligatoirement nommée et indiquée sur le produit ou sur internet,

-          Création d’une plateforme européenne d’échange de ces informations produit (pour les opérateurs, les autorités, comme pour le consommateur),

-          Renforcement des contrôles des produits en ciblant mieux les risques,

-          Refacturation des frais de contrôles des autorités auprès des entreprises,

-          Réalisation d’audits des procédures des opérateurs économiques,

-          etc.

Face au coût de l’inaction (10 millions d’euros serait le coût moyen d’un rappel majeur d’après une étude Allianz de décembre 2017), investir dans une démarche de management des risques produits est pertinent et rentable. 

GreenFlex dispose d’ailleurs d’une équipe d’experts dédiée à l’accompagnement des entreprises, afin de mieux maîtriser leurs risques de responsabilité et de réputation liés aux crises produit :

-          Diagnostic de l’organisation produit de l’entreprise (achats, qualité, juridique, marketing, etc.) en lien avec les exigences réglementaires produit actuelles et à venir,

-          Veille stratégique sur tous les signaux forts/faibles pouvant impacter l’entreprise et son business,

-          Prise en compte de ces exigences dans la conception des produits,

-          Suivi de la conformité et de la sécurité des produits dans le temps,

-          Assistance dans les situations de crise face aux différentes parties prenantes,

 

*Paquet "Produit" proposé le 19 décembre par la Commission avec 2 projets de règlements :

-          L’un pour améliorer le respect des législations d'harmonisation en renforçant la surveillance des autorités sur les produits,

-          L’autre pour faciliter l'application du principe de reconnaissance mutuelle et assurer la libre circulation des produits en UE