Christian Zolesi

Christian Zolesi

Directeur Conseil - Qualité et Risques Produits - GreenFlex

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Même si les cosmétiques font partie des produits de consommation dont la sécurité est très encadrée par la réglementation européenne, force est de constater, à la lumière de ces récurrentes études d’ONG, que cela ne suffit pas pour rassurer les consommateurs (dans ce cas à travers le WECF).
 
Telle est l’illustration que les marques, comme le législateur (c’est-à-dire le politique), sont obligés de participer à une double course poursuite : d’une part après l’état des connaissances scientifiques en évolution perpétuelle , d’autre part après la perception qu’en ont les consommateurs sous l’influence souvent anxiogène des réseaux sociaux.
 
Tel est leur challenge dont la clé est inévitablement l’innovation (innovation par l’entreprise, et innovation devant être facilitée par le politique). En effet, reconcevoir les produits pour les adapter à l’état des connaissances et des attentes, passe par une reconception des compositions en substances ou en matériaux, voire une redéfinition des fonctions du produit.
 
Et cela est valable pour la plupart des produits de consommation, pas uniquement pour les cosmétiques pour enfants !
D’abord parce que les enfants ne sont pas les seules personnes vulnérables aux substances dangereuses (adolescents mâles ou femmes enceintes par exemple sont encore plus sensibles aux perturbateurs endocriniens)
 
De plus, on ne peut reprocher aux cosmétiques leur opacité en termes de composition, celle-ci étant annoncée sur l’emballage, contrairement à la plupart des autres produits non alimentaires.
L’innovation pour anticiper l’état des connaissances et l’état des attentes sociétales, telle est sans doute la meilleure voie, pour des produits… meilleurs !